Mes 5 Recommandations de Romans historiques pour le mois de Septembre


L’heure est venue pour mes recommandations de romans historiques. Il ne s’agit pas ici de commenter des sorties, mais de vous parler de mes coups de cœur et découverte au fil de l’eau. Policier, épopées, aventures, expériences de vie, drame, antiquité, renaissance, guerre, français, étranger, je ne discrimine pas ! La seule cohérence que vous trouverez est celle de mon plaisir et de l’envie de découverte !

Enfin, peut-être que ces romans vous offriront quelques indices sur mes romans à venir… Mais ne vous fiez toutefois pas aux apparences. Elles peuvent être trompeuses. 

Alors, allons-y, ce mois-ci c’est avec un grand plaisir que j’évoquerai avec vous cinq romans.

Les vagabonds de la faim de Tom Kromer

Voici son résumé

Le 4 mars 1934 paraissait chez Knopf un livre à couverture orange avec un titre aussi brutalement désespéré que son contenu : Waiting for Nothing. Le lettrage était épais et noir; la seule dédicace était tout un programme :  » Pour Jolene, qui a fermé le gaz « . Le livre reçut un accueil critique favorable mais clairsemé, le modeste premier tirage ne se vendant que médiocrement, ce qui n’est guère étonnant puisqu’il s’agit du plus noir et du plus brutal des livres parus durant la Dépression. Les Vagabonds de la faim exsude le même dénuement, le même ennui désespéré que la vie sans but et sans espoir qu’il décrit. Et tout ça sans discours, sans même l’hystérie qui caractérise des livres comme La Faim ou Demande à la poussière. Contrairement aux héros d’Hamsun ou de Fante, celui de Tom Kromer ne se sent pas artiste maudit à qui le monde doit la reconnaissance – juste un homme désœuvré privé de substance. Son périple est à peu de chose près celui de l’auteur.

 

Ce roman me permet de faire une petite apartée avant de véritablement commencer. Je prendrai ici l’idée de romans historiques au sens très large, à savoir que j’adopte l’idée qu’il faut qu’il dépeigne une époque peu importe qu’il ait été écrit à celle-ci ou plus tard….

Les vagabonds de la faim donc ! Il s’agit du récit d’une personne qui tente de survivre dans un monde dévasté par une économie chavirée. On pourrait croire à une dystopie, mais non, il s’agit bien du passé et plus précisément de l’époque tragique de la grande dépression.  Le narrateur est touchant. Son histoire est forte bien qu’on se rende compte au fur à mesure qu’il ne fait que raconter la banalité. Cela en est d’autant plus terrifiant !  

Au-delà de nous, présenter cette période terrible du passé, impossible de ne pas s’interroger : est-ce que cela pourrait se reproduire ?

 

La librairie des rêves ensevelis de Madeline Martin

ce roman devrait être dédié aux amoureux des livres et de la littérature. voici son quatrième de couverture

Août 1939, Grace Bennett a toujours voulu s’installer à Londres, mais le travail qu’elle décroche dans une petite librairie est bien loin du glamour dont elle rêvait. Les étagères croulent sous les livres où s’entasse la poussière, le propriétaire est aussi austère que son établissement exigu, et dehors, la guerre gronde déjà. Pourtant, entre les black-out et les évacuations, Grace trouve dans la lecture un trésor insoupçonné.Lorsque le Blitz ravage la ville et que la panique gagne les abris, Grace puise dans les merveilles de la littérature pour apporter aux autres, et à elle-même, l’espoir de jours meilleurs.Un roman inspirant et vibrant sur le pouvoir des livres.

 

Vous êtes triste, d’une humeur maussade? Lisez ce roman! Il vous apportera le même réconfort qu’un plaid doublé d’un chocolat chaud en hiver. C’est un livre doudou, un livre qui fait du bien et trace un sourire sur vos lèvres. Il est entièrement dédié au pouvoir des mots et des histoires! Il démontre qu’avec un bon roman vous pouvez surmonter toutes les difficultés que ce soit un bombardement ou une mauvaise journée…

Un seul petit regret: pour moi l’autrice ‘n’avait aucunement besoin d’introduire une relation romantique. Je trouve même qu’elle dessert l’intrigue. Il aurait été plus fort si Grace Bennett était venue à la lecture seule.

Lady Susan de Jane Austen

Un chef d’oeuvre!


Voici son résumé.

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

 

LA présentation de l’éditeur est très loin de mettre en valeur toutes les qualités de ce roman que j’ai trouvé extraordinaire, époustouflant. Les adjectifs se précipitent dans mon esprit sans que je parvienne à tous les retranscrire sur le clavier !

Je ne parviens pas à croire que ce roman n’a qu’une seule note sur amazon.

À travers un roman épistolaire, Jane Austen nous dévoile tout un pan assez nanti de la société anglaise. J’ai trouvé remarquable est le jeu des points de vue et des opinions des uns des autres qui se dévoilent au détour des missives, tout n’est pas aussi lisse et parfait qu’on ne le croit. Des vérités émergent. Qui dit vrai ? qui dit faux ? Quelle opinion de lady Susan correspond le mieux à la réalité : celle de Réginald ? De sa sœur ? De son amie ? 

L’enchainement des lettres, l’agencement des perspectives. Tout cela est un délice dont il ne faut pas se priver et dont je recommande la consommation excessiv

e !

Le soldat désaccordé de Gilles Marchand

 

J’ignorai que les forge de vulcain publiaient des romans historiques et le soldat désaccordé et une merveilleuse découverte.

 

Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.



Je ne résiste pas à vous partager quelques citations :

« On avait de la fatigue plein les paupières, on avait de la poussière dans le regard. Il y avait trop de sang, trop de blessures. On ne voyait rien. “


« L’art déco flamboyait, Paris s’amusait et s’insouciait. Coco chanélait, André bretonnait, Maurice chevalait.”

encore une dernière pour le plaisir :


“La guerre quand tu y as gouté, elle est dans ton corps, sous ta peau. Tu peux vomir, tu peux gratter tout ce que tu veux, jusqu’au sang, elle ne partira jamais. Elle est en toi. Alors j’y retournais. Ça sentait encore la cendre et la poudre. Les croix s’étendaient à l’infini. Et j’enquêtais, inlassablement.

Le souffle des rêves de Clarisse Sabard

Dans ce roman, l’autrice nous entraine non pas dans une, non pas dans deux mais dans trois timeline différentes et tout cela avec une grande maitrise!

Voici son résumé.

Entre gangsters et Prohibition, les Irlandais débarquent à New York !New York, 1987. Entre son emploi de chroniqueuse musicale et les pressions de son mari pour avoir un enfant, Abigail suffoque. Pourquoi ne pas faire un tour en Irlande, le pays de sa grand-mère, décédée quelques mois plus tôt ? Celui de sa mère, aussi, une comédienne qui ne l’a pas élevée…
Là-bas, à Cork, Abby fait bientôt la découverte d’un lot de cassettes audio enregistrées naguère par Granny : la vieille dame y raconte son passé méconnu, trouble, son arrivée à New York en 1910, la prohibition, la guerre des gangs… Et en filigrane, ce qui unit ces trois femmes d’un même sang : un seul et même rêve, et qui souffle encore.


Tout cela est intriguant n’est-ce pas ? Vous avez bien raison. L’autrice nous promène dans pays à l’autre d’une époque à l’autre. Trois femmes unies par les liens du sang qui apprennent à se comprendre, à se connaître. On comprend que les opinions préconçues doivent être balayées et que la réalité n’est pas celle que l’on pensait. Les histoires que l’on se crée nous rassurent, elles nous aident à surmonter nos déceptions, elles alimentent nos colères. Mais elles ne sont que cela des histoires. Il est difficile de juger tant que les faits nous sont inconnus aussi il ne fait pas laisser passer une opportunité de lever le voile sur son passé.

Clarissa Sabard navigue avec aisance entre les trois personnages principaux. Elle emboite les intrigues les unes dans les autres sans cesser de nous surprendre jusqu’à la dernière page.

Bonne lecture et à très vite!

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